Culture d’Asie et d’Okinawa

Juliana Holotová Szinek, archéologue, spécialiste des études comparatives d’Asie insulaire (Japon et Okinawa) et de l’Asie continentale (Chine, Mongolie)

Jean-Charles Juster, ethnologue et choréologue, spécialiste de la culture okinawanaise et de la civilisation japonaise

Membres du Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris IV Sorbonne et de l’Institut d’études okinawanaises de l’Université Hosei à Tokyo

Collaborations : Association pour la culture d’Okinawa, Académie des Sciences de Mongolie, Académie des Sciences Sociales de Chine, Académie des Sciences de Slovaquie, Université de Eötvös Lórand (Budapest), Université Charles (Prague).

ACTIVITÉS ET TRAVAUX

Ayant en commun la volonté de présenter et d’expliquer les cultures minoritaires et peu connues d’Asie au lectorat européen, nous avons décidé d’associer nos compétences portant sur plusieurs zones géographiques. A partir d’un constat simple : redonner leur importance à des groupes sociaux laissés dans les marges, nous nous sommes réunis dès 2009 autour de projets relatifs à Okinawa, lieu d’échanges où se rejoignent de nombreuses cultures d’Asie insulaire et continentale. En combinant des approches archéologiques et ethnologiques, nous nous efforçons de préserver ces héritages oubliés et leur valeur pour les questions et phénomènes actuels dont certains nous concernent quotidiennement.

 

Juliana Holotová Szinek Suite à des études de sinologie et d’archéologie à l’Université Charles à Prague et à l’Université du Sichuan à Chengdu, Chine, elle a obtenu une maîtrise d’études chinoises et un diplôme d’études mongoles à l’INALCO. Elle a mené des recherches de terrain dans les régions han, mongoles et tibétaines de la Chine, et travaillé comme archéologue sur un des plus grands sites xiongnu en Mongolie. Sa thèse de doctorat obtenue à l’Université Paris IV Sorbonne, portant sur l’archéologie et l’histoire des Xiongnu et son vaste réseau d’échanges avec la Chine et d’autres pays, l’a attirée vers des problèmes qui dépassent le cadre de cette Asie continentale, aussi large qu’il soit, vers l’Asie insulaire et le Japon.

Elle se concentre sur Okinawa en raison de ses particularités d’autant plus visibles dans cette large perspective. Ainsi, elle se consacre à l’archéologie comparative de ces deux mondes évoluant respectivement dans la plus immense étendue terrestre et marine de la planète. Ses recherches se focalisent sur deux questions majeures de notre époque : la préservation de l’identité culturelle et celle des ressources vitales, qui sont selon elle en relation directe.

 

Jean-Charles Juster Après un master d'études japonaises, il a passé quatre années à étudier les danses d'Okinawa dans les villages de son île principale, avant de soutenir une thèse de doctorat en ethnologie à l'INALCO en 2007. Se spécialisant dès lors en choréologie et en techniques du corps, ses recherches postdoctorales l'ont conduit à se pencher sur la transmission des danses dans les rites de fertilité des sols des hameaux de la localité d'Onna, toujours sur l'île principale d’Okinawa.

Depuis l'année 2009, il effectue plusieurs mois de travaux de terrain par an dans l'archipel des Ryûkyû, pour y mener des enquêtes sur les rites apotropaïques du nord de la zone ryûkyû, les célébrations du tir à la corde, et le système clanique insulaire. Convaincu que la connaissance d'une société ne peut se faire qu'à travers une observation directe et une interaction avec ses membres, il œuvre pour une ethnologie isolante de l'identité, pensant Okinawa non pas comme le seul produit d'échanges avec ses voisins, mais avant tout comme le résultat d'une évolution singulière.

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

OUVRAGE COMMUN

Un clan d’Okinawa – Les Tamanaha de Shuri

JULIANA HOLOTOVÁ SZINEK

MONOGRAPHIE:

Les Xiongnu de Mongolie, Editions universitaires européennes, Sarrebruck, 2011.

ARTICLES:

  • «アジアにおける島嶼と内陸の考古学» (Island and Inland Archaeology in East Asia), in Bulletin of the Hosei University Institute of Okinawan Studies 法政大学沖縄文化研究所所報, vol. 67 and 68, 2010 and 2011, pp. 20-22 and 8-10.
  • «Horde nomade ou empire des steppes face à la Chine des Han ? », in Asian and African Studies, No 2, 2011, pp. 3-20.
  • «Preliminary research on the space organization of the Xiongnu territories in Mongolia» in Brosseder U., Miller B. K. (eds.), Xiongnu Archaeology – Multidisciplinary Perspectives on the First Steppe Empire in Inner Asia. Bonn Contributions to Asian Archaeology 5, Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn, Bonn, 2011, pp. 7-22.

JEAN-CHARLES JUSTER

MONOGRAPHIE:

L’identité d’Okinawa à travers les danses et les arts martiaux, Sarrebruck, Editions universitaires européennes, 2011.

ARTICLES:

  • «Le théâtre chinois aux Ryûkyû pré-modernes », Obchestvo i gosudarstvo v Kitae (Société et état en Chine), XLII, Moscou, Orientalism Institute Editions, II, vol. 6, 2012, pp. 311-334.
  • «Offrir des divertissements aux dieux : Les spectacles des rites de fertilité des sols de Miyazato », Asian and African Studies, Bratislava, Institute of Oriental Studies, n°2 - vol.23, 2011. pp.45-70.
  • «L’identité okinawanaise vue à travers le corps », Archiv orientální, Prague, Oriental Institute, n° 3 - vol.77, 2009, p. 233-253.