Culture d’Asie et d’Okinawa

Un personnage joua un rôle important dans l'histoire des Ryûkyû et est encore connu dans la mémoire collective okinawanaise : Gima Shinjô 儀間真常 (1557-1644)

Comme dans toutes les sociétés, Okinawa compte des rites de passage, marquant les individus au fur et à mesure de leur avancée dans la vie (en France cela tend à disparaître, mais le brevet des collège par exemple est un rite de passage).

On présente souvent Okinawa, pris au sens civilisationnel c’est-à-dire les îles Ryûkyû, comme une aire culturelle différente de celle du Japon auquel ces îles appartiennent pourtant d’un point de vue géographique et politique.

Dans un article précédent, nous avions vu les rites liés à la naissance. Voyons ce week-end, les célébrations jalonnant l’existence tushi bii 生年祝 des Okinawanais. La base du compte du temps étant douze années, en rapport avec les douze rameaux célestes, c’est tous les douze ans à partir de la première année d’une personne que ces fêtes ont lieu. Précisons qu’il y a une exception, les 88 ans, tookachi 八十八歳, qui n’est pas une fête okinawanaise mais japonaise, importée par les japonais du fief de Satsuma durant le XVIIIe siècle. De façon générale, l’aspect festif se déroule de la même manière : on invite la famille, ou des membres de la communauté à un banquet où l’on fête la longue vie.

La reddition japonaise sans condition fut signée le 2 septembre 1945.

Oku, le village le plus au nord de l'Ile d'Okinawa, fête tous les deux ans les dieux de la montagne, garants des bonnes récoltes. C'est le Shinugu.

L’année selon la tradition okinawanaise est divisée en Cinq passages Shiku 節句, ou bien en Vingt-quatre périodes Niijuuyunshikki 二十四節気 ou encore Neuf césures Kuushichi 九節. Le Pingan 彼岸est l’un de ces neuf intervalles.

Qui parmi les adeptes du karate shôtôkan ne connaît pas le blason de ce dojo, repris par certains élèves de Funakoshi Gichin comme symbole de leurs structures ?

La période précédent la Fête des morts (Bon ou Shichigwachi) est très active à Okinawa, comme au marché de Naha.

On parle souvent des courses de bateaux-dragons okinawanais, harii 爬龍船. On ne connaît pas grand-chose sur ces manifestations (qui est une tradition, liée au calendrier luni-solaire, même si à Naha, qui est la vitrine de ces célébrations, ces compétitions ont perdu de leur sens pour devenir un faire-valoir touristique).